Le droit d’auteur

Publié par activé Avr 30, 2015 dans Côté numérique, Le droit d'auteur | Aucun commentaire

CopyrightJe voudrais vous parler d’un sujet qui me tient à coeur et qui est difficile à mettre en place pour les photographes débutants. Je vais vous parler des droits d’auteur, chaque photographe à sa méthode et sa philosophie sur ce thème. Moi jusqu’à présent je ne me suis jamais senti concerné par cela. Je ne suis pas un photographe professionnel, je ne réalise pas mes photos pour les vendre et je n’ai aucun objectif de rentabilité à atteindre. Ce qui n’est pas le cas du professionnel qui doit vendre ses images, les protégées et les signées.

L’intérêt que j’ai à publier mes images sur internet, c’est que je le fais pour partager ma passion et apprendre aussi suivant les critiques d’autres photographes. C’est un peu aussi une façon de laisser une petite trace sur internet.

Je n’ai donc pas besoin de vendre, car comme je le dis souvent : aujourd’hui tout le monde peut devenir photographe, surtout avec tous les moyens que l’on dispose. Ce qui m’a le plus déranger lorsque l’on m’a plagié ce n’est pas le fait de copier mon image et de la diffuser sur un autre site qui me dérange. C’est que l’on copie mes images sans aucun crédit, sans aucune indication permettant de dire que je suis l’auteur. Le nom de mon site serait mis en dessous de mes photos cela ne me gênerait pas que l’on publie mes images.

On a déjà utilisé mes photos en spécifiant que j’étais l’auteur et cela m’a toujours fait plaisir. Mais dans les différents cas de plagiat que j’ai rencontré, les gens n’ont pas pris cette initiative et c’est pour moi un manque de reconnaissance et un non-respect pour le travail que je réalise, même si ce n’est pas le travail d’un pro, j’ai passé du temps sur chaque image.

C’est pour cela qu’il existe plusieurs méthodes pour conserver ses droits d’auteur, je vais donc vous parler des deux licences qui sont les plus connues à ma connaissance.
D’abord, il existe le Copyright que tout le monde connaît et qui désigne donc un ensemble de lois en application. Ces lois varient en fonction du pays.

Ensuite il y a le Creative Commons qui dispose de plusieurs licences permettant d’être plus flexible suivant les réglementations suivantes :

Attribution: Toutes les licences Creative Commons obligent ceux qui utilisent vos oeuvres à vous créditer de la manière dont vous le demandez, sans pour autant suggérer que vous approuvez leur utilisation ou leur donner votre aval ou votre soutien.
Pas d’utilisation commerciale: Vous autorisez les autres à reproduire, à diffuser et (à moins que vous choisissiez ‘Pas de Modification’) à modifier votre œuvre, pour toute utilisation autre que commerciale, à moins qu’ils obtiennent votre autorisation au préalable.
Partage dans les mêmes conditions: Vous autorisez les autres à reproduire, diffuser et modifier votre œuvre, à condition qu’ils publient toute adaptation de votre œuvre sous les mêmes conditions que votre oeuvre. Toute personne qui souhaiterait publier une adaptation sous d’autres conditions doit obtenir votre autorisation préalable.
Pas de modification: Vous autorisez la reproduction et la diffusion uniquement de l’original de votre oeuvre. Si quelqu’un veut la modifier, il doit obtenir votre autorisation préalable.

 

Le but de ce système est de permettre la circulation licite des œuvres sur internet, l’échange et la créativité. Ainsi l’oeuvre est diffusée, mais son auteur garde le contrôle de celle-ci grâce à la réglementation qu’il a choisi.

Il existe encore plein d’autres licences, mais je ne vais pas toute les expliquer, car je pourrais écrire plusieurs articles sur ce sujet.

Certains photographes mettent des signatures en bas de chacune de leurs photos, d’autres réalise un cadre noir ou blanc autour de l’image puis appose leur signature sur ce cadre. D’un point de vue juridique l’image est protégée, car l’auteur y a mis sa signature. Donc logiquement pas de copie possible, mais dans les faits à l’heure de la photo numérique et de la retouche par ordinateur, l’image reste parfaitement modifiable et il devient très difficile de maitriser son contenu sur internet.

Une autre méthode consiste à ne publier que sur son site internet, le problème c’est qu’il faut une bonne connaissance dans le domaine du web pour interdire l’accès aux images. Pour minimiser les dégâts certains réduise leur taille d’images et les dégradent eux-mêmes en les compressant fortement, dans le but de dissuader, afin d’éviter leur propagation en bonne qualité, et dans un souci de légèreté et de rapidité pour le site web.

Mais revenons aux signatures, au début de ma passion j’avais décidé de mettre une signature en bas de chacune de mes photos, à vrai dire c’était plutôt pour faire comme tout le monde. Mais j’ai dû faire plusieurs essais, car c’était parfois illisible en fonction du fond de l’image. Texte de la signature en noir pour les photos de nuit, ce n’est pas top, en blanc par temps nuageux ça ne va pas. Au final je trouve cette solution peu homogène, d’une photo à l’autre la signature bouge et change de couleur.
Je vais vous donner d’autres exemples.

On va tenir compte qu’une signature est une solution physique pour éviter la copie. Dans le cas ou une personne arrive à enregistrer une image avec un cadre signé. C’est pour moi la solution la plus esthétique, mais surtout la moins efficace car le copieur n’aura qu’à recadrer à l’intérieur du cadre, pour s’approprier l’image sans crédit.

Ensuite il y a la signature que l’on peut disposer aux quatre coins de la photo en fonction du contenu et du cadrage. Solution moins esthétique, mais plus efficace car elle permet au photographe de mettre sa signature sur un point important de l’image avec beaucoup de détails, ce qui va compliquer l’effacement de la signature. Mais cela ne règle pas le problème de copie.

Enfin le filigrane répété transparent, c’est un signe (nom, logo, adresse de site internet…) que vous allez apposer sur vos photographies et qui empêcheront un usage de vos photos en l’état. La solution la plus efficace, mais aussi la plus difficile à mettre en place car pour que l’image soit la plus esthétique possible. Il faut faire en sorte que le filigrane ne soit pas trop opaque pour que l’image reste lisible et il ne faut pas qu’il soit trop transparent sinon on aurait plus facile de copier en effaçant le texte ou le logo.
Il faut donc trouver un juste milieu avec la transparence et la couleur pour que cela reste efficace.

Pour conclure je trouve que les signatures cassent l’impact de l’image et mon but est de partager mes images. Donc je considère qu’il n’est pas nécessaire de signer mes photos à partir du moment ou l’on revendique que je suis l’auteur.

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